Après quatre premiers prix au CNSM de Paris (violon, musique de chambre, analyse et esthétique), des études à Vienne et un Meisterklassediplom obtenu avec félicitations à Münich (dans la classe d’Ana Chumachenco, pédagogue recherchée,formatrice de la jeune génération de violonistes) puis deux nominations successives aux Victoires de la Musique, des enregistrements chaleureusement accueillis par la presse spécialisée, des émissions de radio et télévision, de nombreux engagements en soliste, Marina décide de prendre le large et de répondre à son envie d’ailleurs.
Elle saisit l’opportunité d’enseigner pendant un an à l’Université de Taipei-TNUA (violon, musique de chambre et musicologie) et en profite pour apprendre le chinois. Pédagogue passionnée, elle avait aussi enseigné le violon au conservatoire de Caen-CRR et dans des académies d’été (Great Wall Academy Beijing/China) ainsi que la musicologie sous forme de séminaires “Introduction au discours musical” à Sciences-Po.
Après cette expérience asiatique, elle choisit de rentrer en Europe et s’installe à Berlin- destination logique pour une germaniste de longue date (licenciée en littérature et civilisation allemandes). Elle décide alors de se rendre à Budapest régulièrement pour suivre l’enseignement du pianiste hongrois, Ferenc Rados; expérience qui se révèle fondatrice et source de renouveau. En parallèle, elle développe des programmes de plus en plus personnels avec notamment un programme solo (violon+) où elle joue et explique dans différentes langues le répertoire pour violon seul, combinant ses qualités d’interprète et de musicologue. Elle se produit dans ce concert-lecture (de Bach à Ysaye) plus d’une dizaine de fois au Printemps 2011 lors de tournées au Maroc et en Allemagne; programme qu’elle fait actuellement évoluer dans plusieurs directions (Ysaye/Bartok/XXIe).
Passionnée de musique de chambre, elle sillonne les festivals et se nourrit de rencontres musicales.
Ses prochains engagements l’amèneront en Angleterre (Open Chamber Music de Prussia Cove), en Allemagne (Schumann Festival à Bonn), en Israël (Musée de Tel Aviv) ainsi qu’ au Japon.
Marina joue un violon Joseph Gagliano de 1762.